jeudi 27 janvier 2011

L'ennui nourri mon ennemi

L'ennui nourri mon ennemi
De loin j'entends ses cordes vocales
Tomber comme sur des pierres tombales
Sur les pierres de son mur maudit

Un adieu qui sera fatal
L'ennui nourri mon ennemi
Il se sent bien dans son abris
Tomber comme sur des pierres tombales

Le sommeil n'amène qu'à la mort
Il veut se voir vivre aujourd'hui
L'ennui nourri mon ennemi
Et cette famine lui fait du tort

Les larmes seront rendues cette nuit
Le sommeil n'amène qu'à la mort
Le temps figé au choix du sort
L'ennui nourri mon ennemi

mardi 25 janvier 2011

Petite pensée dans l'ennui

Je voudrais habiter dans ses bras...

Ça m'a percuté, alors que je regardais le temps passer dans cette petite chambre. 
C'est fou ce qu'on peut se sentir comme un bout de rien sur une toile fine en lambeau, parfois. Ça commence souvent par l'ennui, d'ailleurs. Quand on s'ennuie, c'est toute la vanité humaine. Le temps est long et pourtant ne compte en rien sur l'éternité. Le temps passe pleinement avec nous, seconde par seconde, et chacune d'elle vaut un soupir, un désir, une incapacité, une réflexion, un soupir, une attente, un soupir, une action, un échec, un soupir... Pourtant on insiste, surtout le soir, on n'a pas envie de finir la journée par une note aussi négative, alors on reste debout jusqu'à trouver un truc d'amusant, on s'amuse, et va se coucher. 
On peut aussi penser beaucoup. C'est souvent lors de ces moments de vide que tout vient plus rapidement, on a que ça à faire, et en plus on est en une certaine condition. 

Tout ça pour dire que ce soir, lorsque ce vide m'a pris, c'est la première pensée qui s'est vu formulée clairement : "Je voudrais habiter dans ses bras..."
Comme quoi, les choses désagréables peuvent aussi en produire des belles.

jeudi 20 janvier 2011

On peut entendre

Arraché, mortier défait de tes ennemis
Des nuits s'envolent à l'éclat de poudre à canon
Des pénombres célestes on peut entendre le bruit
Arraché, un dernier souffle et prononce mon nom

Démonté du ciel envahit un bout de terre
La surprise voisine et fantassins assassins
Des pénombres ruelles on peut entendre la mère
Remontée au ciel par le pouvoir du divin

Rasé, paysage uniforme sans aucune vie
Les années passent et la poussière s'en va au loin
Belle Dame reprend son terrain de jeu et oublie
Des pénombres forestières on n'entend plus rien

mardi 18 janvier 2011

En attendant



Parce que faute de mieux pour l'instant, voilà une musique. Découverte aujourd'hui même, je vous fait partagé un petit coup de cœur.
Certes, ce n'est pas le genre de musique qui plait à tout le monde... Mais je trouve que "l'ambiance" de cette musique rend bien celle que l'on peut trouver sur ce blog... entre autres.
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Edit : En fait... non, l'ambiance du blog est froide, mais peut-être pas assez... Hard, dirons-nous. Enfin après, tout dépend de l'état d'esprit.

Devrais-je m'y mettre? Bof, non. En tout cas, pas maintenant. 
Je laisse bien sûr la musique quand même, pour éblouir votre ouïe, n'est-ce pas!

lundi 3 janvier 2011

Sans toi

Crois-tu qu'il est possible de mourir d'amour?
Je ne peux rien dire, cherche en toi
La solitude me tuera-t-elle à son tour?
Je ne peux rien dire, cherche en toi

La route est longue et pour toujours
Marcher à jamais de l'avant
Aller de l'arrière plus souvent
Je veux voir la lumière du jour

Sans toi
Même les brasiers ne chauffent plus
Sans toi
Même l'eau ne rafraîchit plus
Sans ça
La vie sent déjà le vécu
Sans ça
La mort n'est plus tant inconnue

Penses-tu qu'il est possible de tout oublier?
Je ne peux rien dire, cherche encore
Le pays que je désir peut-il exister?
Je ne peux rien dire, cherche encore

Je comprends mieux mon existence
S'arrêter pour tout repenser
Je me suis bien trop éloigner
Je n'avais en fait aucune chance

Sans toi
Même les brasiers ne chauffent plus
Sans toi
Même l'eau ne rafraîchit plus
Sans ça
La vie sent déjà le vécu
Sans ça
La mort n'est plus tant inconnue

Autre chose est entrée en moi
Je me dois de l'éliminer
J'ai besoin de toi pour gagner
Cela fait longtemps qu'il est là

Mon mal, t'ai-je bien nourri?
Oui, continu ainsi
Tout est bientôt fini

Vois-tu venir ta fin?
Non, car tu m'aimes trop bien
Je ne contrôlais rien

Sans toi
Rien et tout ne se nomment plus
Sans toi
Mon mal vient me brouiller la vue
Sans ça
La vie sent déjà le vécu
Sans ça
La mort n'est plus tant inconnue