Là sur le métal en fusion
La pluie est venue refroidir
Une union venue d'un désir
De nous donner une direction
Reviens avec moi sur le fer
Avant ardent comme un volcan
Il devient pâle avec le temps
Ravivons le feu de l'enfer
Et prenons chacun un marteau
Que tout s'assemble rougissant
En un chef-d'œuvre éblouissant
Fier comme la proue d'un bateau
Déjà si fort et reluisant
Qu'il devienne pour toi et moi
Uni dans le feu et le froid
A l'épreuve des maux du temps
lundi 2 décembre 2013
jeudi 24 octobre 2013
Ce que je vois
De l'aube au crépuscule
Chaque jour se construit
L'avenir d'une vie
Une vie funambule
Et puis on a le droit
De vivre nos envies
De voir du monde aussi
D'agir pour ce qu'on croit
Mais moi
Je ne bouge pas
Et je ne vois rien de tout ça
Mais toi
Tu fais le pas
Dans tous tes voyages et tu vois
Et là
Encore en vie
Je rêve de passions et d'éclats
Je vois
Tomber le fruit
De l'espoir qui s’ennuie de moi
Ma vie c'est un peu ça
J'espère et ne fais rien
Et j'entends le refrain
D'un fantôme avec moi
Les ciels tous différents
L'horizon qui s'anime
Je tombe dans un abîme
Où rien ne se ressent
Et moi
Je ne bouge pas
Ne fais que rêver de tout ça
Mais toi
Tu fais le pas
Dans tous tes voyages et tu vois
Et là
Encore en vie
Je vois ma passion mon éclat
Je crois
Manger le fruit
D'un enfant qui ne grandit pas
Et moi
Je ne vois pas
Le monde bouger devant moi
Et toi
Il ne bouge pas
Tu le fais vivre autour de toi
Et là
Ma main écrit
La peur de m'enfuir avec toi
Je crois
Cracher le fruit
J'ai peur du monde que je vois
samedi 21 septembre 2013
Quelques Haikus (5)
Cet écrivain
D'un encrier vide
Il écrit ses plus belles phrases
Et s'en va les vivre
Dommage pour toi
La faux est tendue
Mais sans crédit pas d'appel
Je suis immortel
Perdu
Être le transi
De soi sur un flot de doute
Sans synesthésie
L'oiseau qui ne volait plus
Être comme une loque
Aussi la fierté du coq
Journées identiques
Un pied dans le vide
Il faut que tu rêves
Déploie tes ailes au venant
Et attend le vent
jeudi 8 août 2013
Le fil
Les jours enfantent des destins
La maternité se retient
Quand on s'enfonce dans les ombres
Il n'y a plus rien
Le vent détruit des galaxies
Des mots d'amour, des insoumis
Des rêves enfermés dans des tombes
On verra demain
On décharge de la mitraille
Les bonnes idées nous assaillent
On se défend elles nous répondent
Que l'on ne vaut rien
La marée monte sans retour
Elle s'écrase sur du velours
Mais on compte chaque seconde
Et on sert le poing
La maternité se retient
Quand on s'enfonce dans les ombres
Il n'y a plus rien
Le vent détruit des galaxies
Des mots d'amour, des insoumis
Des rêves enfermés dans des tombes
On verra demain
On décharge de la mitraille
Les bonnes idées nous assaillent
On se défend elles nous répondent
Que l'on ne vaut rien
La marée monte sans retour
Elle s'écrase sur du velours
Mais on compte chaque seconde
Et on sert le poing
jeudi 7 mars 2013
La pose
Mon ADN
Se décompose
Je prends la pose
Pour que tu m'aimes
J'ai la migraine
Tout est en pause
J'avais une rose
Et ma main saigne
Pour que tu m'aimes
J'ai pris la pose
Et cette rose
Qui vit quand même
Mon sang s’égrène
Et j'aperçois
Du bout des doigts
Mon ADN
Se décompose
Je prends la pose
Pour que tu m'aimes
J'ai la migraine
Tout est en pause
J'avais une rose
Et ma main saigne
Pour que tu m'aimes
J'ai pris la pose
Et cette rose
Qui vit quand même
Mon sang s’égrène
Et j'aperçois
Du bout des doigts
Mon ADN
dimanche 13 janvier 2013
Instantané
Ma profondeur de champ
Réduite
Et perdue loin devant
Dans son chemin de fuite
Voilant
Ce que je veux pudique
Ce qui sera puissant
Mais vite
Déjà un mouvement
Ce côté dynamique
Perdant
Sa volonté filmique
Ce caractère pédant
Agite
L'inconnu du tournant
Et notre main, petite
Réduite
Et perdue loin devant
Dans son chemin de fuite
Voilant
Ce que je veux pudique
Ce qui sera puissant
Mais vite
Déjà un mouvement
Ce côté dynamique
Perdant
Sa volonté filmique
Ce caractère pédant
Agite
L'inconnu du tournant
Et notre main, petite
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