La connerie des gens est insatiable et intarissable.
Voilà à peine venu un nouveau dans la classe en Pratiques Plastiques que toutes les bonnes filles sont déjà dessus. Ah ça, il dessine fort bien, et parle d'une voix intelligente, et beaucoup.
Être extraverti, se tourner vers ceux qui le sont, autant de conneries. Je n'aime pas les gens extravertis, en général, et encore moins ceux qui ne se tournent que vers ceux-là. Autant dire que je n'aime pas grand monde. Ils sont tous d'une stupidité affligeante : les uns semblent être perdus dans un orgueil et une fierté au point que le centre de gravitation de leur vie ne paraît pas plus éloigné que leur nombril. Les autres, d'une bêtise presque supérieur tant ils se laissent quasiment manipuler (même si le terme peut être un peu fort... ou pas) sans s'en rendre compte, semblent rechercher le dialogue, l'émerveillement... Un intérêt immédiat.
Navrant.
Moi, je suis timide, et heureux de ne pas faire parti de leur monde. Pour moi, ceux qui parlent trop sont ceux qui n'ont rien à dire. Plus précisément tout de même : ceux qui parlent trop n'ont rien de spirituel à partager.
Et c'est en se taisant, et en regardant ces personnages blablater de puérilités, ou de choses dont leur égo est le seul maître, ainsi que de recevoir avec bonheur celui-ci, que ça devient pitoyable de voir à quel point on peut être intelligent.
L'ennui c'est que je suis intelligent pour moi, les autres le sont pour eux, moi je les trouve cons, eux me trouvent certainement con aussi. Qui à raison? Eux. Ils parlent bien et savent écouter, puisqu'ils répondent bien... Logique...