mardi 1 décembre 2015

L'Ombre du Soleil

L'orée des bois est toute éclairée
Comme un lustre encore trop neuf
Si rien ne pouvait plus me toucher
J'irais là, gober son œuf

À qui est cette écharpe envolée
Que je vois danser là-bas ?
Comme une poésie murmurée
Aussi douce que la soie

Les roses ont poussé sur le sentier
Continuent de s'émouvoir
Je sens leur souffle chaud régulier
Sous le ciel d'un bleu noir

Nous sommes tous les deux des enfants
Nous voyons un peu trop grand
Si la Terre avait un grand fossé
Nous serions déjà tombés

Nous sommes tous les deux des déments
Nous dansons avec le temps
Si le monde avait vu son destin
Nous pourrions rêver enfin

jeudi 29 octobre 2015

Après la nuit

Embourbé de la nuit dernière
La Terre a changé de sens
Hypersensible à la lumière
Je souris dans ce silence

Enivré de se retrouver
Encore une fois avec elle
Je ne vis que dans nos soirées
Et le désir éternel

Affamés de folles intentions
Assoiffés de chair humaine
L'oxygène que nous goûtons
Est le plat d'une nuit pleine

Je ne saurais plus rien décrire
Qui ne soit encore sensé
L'exubérance du désir
Des substances consommées

Le film est flouté, mal cadré
Il ne reste rien à voir
Nous avons simplement signés
La promesse d'un au revoir




mardi 6 octobre 2015

Comme un chanteur

Je te l'ai dit en m'enfuyant
Si je devais encore mourir
Je revivrais le châtiment
De te perdre en mes souvenirs

Comme un chanteur de top 50
J'écris simplement la tristesse
Et la pauvreté de l'attente
Est imprimée dans ma jeunesse

Je te l'ai dit je veux souffrir
Dans un sourire de beau parleur
Je préfère te voir t'endormir
Respirer encore dans mon cœur

La médiocrité est mon mot
Le défaut de ma création
Mais qu'il y-a-t-il de plus beau
Que de chanter la déraison ?

jeudi 20 août 2015

Sa mélodie

Elle vit sa vie
Désenchantant l'Enfer
Elle vit à l'air
D'un nouveau Paradis
Elle croque aussi
La plus rouge des pommes
Elle joue en somme
Sa nouvelle mélodie

jeudi 18 juin 2015

Les Champs décolorés

Devant les champs décolorés
Sous le Soleil gris de l'hiver
Si doux dans sa cage de verre
Si rugueux dans sa liberté

Je sais qu'il n'est qu'imaginaire
C'est pour ça qu'il ne s'enfuit pas
Si je m'en vais il me suivra
Car je ne peux pas m'en défaire

Il me fixe de ses yeux bleus
Seule couleur de ce paysage
Il est comme un mauvais présage
Il me renvoie mes jours heureux

Il n'est rien que je puisse aimer
Et tout ce que je dois chérir
L'espoir qui nous fait tant souffrir
L'incarnation de mes pensées

lundi 15 juin 2015

Au revoir

Au revoir
Deux mots lâchés dans les airs
Quand s'est brisé le verre
Du miroir

Il fait froid
Dans les lueurs de l'aurore
Hier le Roi est mort
Vive le Roi



mercredi 10 juin 2015

Bruissement d'aile

Si tu me disais comment voler
Comment retrouver mes appuis
Oublier la peur de tomber
La peur de se perdre au Paradis

Tétanisé de toucher le ciel
Tous les jours les murs se resserrent
La musique est un son partiel
Que je n'entends plus que de l'Enfer 

Faut-il se défaire de ton image ?
Animé de tant d'impulsions
Le rêve s'essouffle en mirage
Le dernier avant mon extinction


lundi 18 mai 2015

Ce rêve

Dans un rêve encore azuré
Je me balade de travers
Il s'est recouvert de poussière
Et je ne peux que m'en aller

Quelle est l'erreur à ne plus faire
Celle qui succombe à la folie
Transformant le calme en tonnerre
L'amour en un miroir d'ennui ?

Le cinéma des frères Lumière
Le noir et blanc est l'avenir
Plus court sera le souvenir 
Dans un silence imaginaire

C'est ce rêve encore azuré
Maintenant trop grand pour me plaire
Quand je l'aurais abandonné
Je pourrais goûter à l'Enfer

lundi 11 mai 2015

Le mépris

La goutte de pluie sur la joue
La chaise oubliée du locale
La pierre engluée dans la boue
Ou la miette du coin de table

Rien en commun et tout à voir
L'insignifiance à l'état pure
Et l'insulte de la mémoire
Le doigt d'honneur qui n'en a cure

Chassées du revers de la main
Regardées avec insouciance
Et quand on en parle à la fin
C'est pour oublier à l'avance

Le pouvoir de l'indifférence
C'est une ombre qui me sourit
On évoque mon existence
La quintessence du mépris

mercredi 29 avril 2015

Sans voix

Pensée dans la nuit
Et le vague à l'âme
Pourquoi

D'où que je regarde
Que des friandises
Jamais
Dans ma main

Pourquoi
L’artichaut dans ma poitrine
Le souffle du vent
Sur mes espoirs

Et le doute

Pourquoi
L'artichaut

Pourquoi la peur du vide
Pourquoi l'artichaut
Se refroidi

Tous les jours
Je la vois dans ma glace
Je la respire dans mon air
Je la goûte sur ma table
Comme une vieille amie
Indésirable

Indésirée
Tellement
Et moi donc

Comme une ombre
On me traine avec soi
Je la traine avec moi
Dans ma transparence
Je n'existe plus

Pourquoi suis-je muet
Pourquoi mes yeux ne voient
Que ce que je ne touche pas
Pourquoi cet artichaut
Et le vent froid

Pourquoi toi
Solitude
Es-tu si chaleureuse avec moi ?...

lundi 16 mars 2015

Espion malade

Je l'espionne
Depuis le premier jour je m'abandonne
Au renflouement de ma hantise
La bêtise

Je me perds
Dans le reflet de ma propre misère
Mes faits et gestes à l'identique
Sans le chic

Je m'amuse
Imaginant les plus vilaines ruses
Un mot d'excuse pour un mal
Viscéral

Jalousie
En ton nom me voici presque détruit
En m'enfuyant je m'emprisonne
Je l'espionne

jeudi 12 mars 2015

Ma révolution

Souris pour moi dans ton nouveau bonheur
Tes yeux pétillants d'une envie sans fin
Je me demande quand viendra enfin
L'émeute de mes émotions

Continue ta vie de mille couleurs
Je ne perçois que du gris de chagrin
La paix sera signée au lendemain
De ma propre révolution

Dans l'oeil

Tout est calme et froid
Juché sur mon trône
Dans l’œil du cyclone
Il n'y a que le Roi

Si la pluie s'abat
Sur mon seul ennui
Dans l’œil qui me fuit
Je saurai rester droit

Empereur en verre
Comte de cailloux
Dans l’œil je suis fou
Amoureux de l'Enfer

Mon pouvoir m'enterre
Depuis l'Au-delà
Dans l’œil je me vois
Embrassant Lucifer

Tout est calme et froid
Sur mon seul ennui
Dans l’œil je m'enfuis
Pour ne plus être moi

jeudi 26 février 2015

Le Goût du passé

Le Soleil brille encore
Sur quelques vils tableaux
Ceux peints de nos deux corps
A la peinture à l'eau

La couleur se délave
Laissée au gré du vent
S'enfuit de ton enclave
Et luit au firmament

Je goûte aux souvenirs
Comme on goûte l'opium
Chaque fois pour mourir
Le plus heureux des hommes

mardi 24 février 2015

Grains de sable

La base
De l'édifice
Je m’érige comme un Dieu
Déchut
Sous terre
Les doigts et les lèvres bleus

Mortels
Au bout du compte
Mes rêves ont détruits le monde
Déçue
Enfouie
La petite voix profonde

Un Dieu
Et cette voix
Je suis ton inspiration
Écoute
Respire
La tombe est ta négation

mercredi 11 février 2015

Une histoire et une page qui se tourne

Je m'appelle Arthur, j'ai 22 ans, je suis étudiant en cinéma, écrivain et poète amateur à mes heures perdues.


Tout commença alors que j'étais en terminal, je ne savais pas encore ce qui pouvait me différencier des autres, ces autres que je trouvais immondes dans leurs uniformités, et ridicules dans leurs spécificités. Moi-même, qui n'étais rien, je me dégoûtais de ne même pas pouvoir faire parti de leur monde.
Je n'ai jamais su me faire facilement des amis, et à l'époque ce n'était pas de ma faute, j'en étais persuadé. J'étais de mauvaise fois avec moi-même.
En cette dernière année de lycée, une fille, nouvelle en ville, nouveau visage. Occasion inespérée de nouer un lien nouveau, alors que ma réputation de looser n'étais plus à prouver chez les habitués... Et dans le même temps, un ami écrivait des poèmes. Le pauvre, je crois n'avoir jamais réussi à lui avouer à quel point je les trouvais... Moyens, dirons-nous.
Pourquoi je ne pourrais pas en écrire moi-même? Après tout, je suis pas plus con qu'un autre. Je devais me prouver que j'en étais capable, et ça pouvait m'occuper autrement l'esprit. Pour l'occasion, je m'étais inscrit sur un site Internet communautaire de poésie, Outre Rêve. D'ailleurs, j'étais sûr que la nouvelle de la classe, appelons-la Suzanne - gothique, l'air plutôt renfermée, et dont l'histoire vraie n'avait rien à envier aux meilleurs scénarios mélo-dramatique rocambolesque de séries - ne serait pas insensible au charme timide et fragile d'un homme qui sache transformer les mots en des mondes.


Le début d'un renouveau. Après une année sentimentale catastrophique, et à mon grand étonnement également très productif en textes - je me découvrais une passion -, j'ai finalement réussi à décrocher le baccalauréat, et le cœur de Suzanne.
Nous étions si timides, et si tendres. On se découvrait l'un l'autre petit à petit, passant des lycéens amoureux aux amants fougueux, de la tendresse fragile à la tendresse profonde, des yeux qui se croisent aux regards brûlants.
Entre temps il fallait bien aller à nos études supérieurs. Elle partit à Lyon. Pour ma part ce fut Saint-Étienne, en faculté d'arts-plastiques. On se voyait presque tous les week-end. C'était parfait. J'ai rencontré des gens formidables lors de mes 3 années d'études là-bas. Je me suis fait des amis. Difficilement, mais sûrement, je commençais à prendre confiance en moi, et les gens commençaient à me paraître moins immondes, moins ridicules.
Et je continuais d'écrire sur Outre Rêve. Je ne sais pas combien de textes j'ai pu poster, j'en ai perdu beaucoup d'ailleurs. Beaucoup de déchets, donc finalement ce n'est pas si grave. Mais j'avais la foi. Dans les encouragements que l'on me donnait, dans les compliments que je recevais, et même dans les plus salauds des commentaires, je savais que je progressais. Et surtout je savais que j'étais lu, besoin égocentrique sans nul doute, mais qui voudrait écrire ou parler éternellement à son ombre? Je n'étais pas le plus fort pour commenter les textes des autres. Non pas que je ne m'intéressais pas, mais certains savaient quoi dire, et moi je ne savais jamais trop, à part quelques banalités. C'est toujours un point sur lequel je me dois de travailler d'ailleurs, je n'ose toujours pas assez.
A la suite de certaines frictions entre la modératrice et quelques autres personnes, Le Comptoir des Lettres ouvrit ses portes. Et je m'y suis engouffré dès le premier jour. Imaginez l'excitation de participer, de voir grandir un site tout nouveau, encore vierge, que moult écrivains en herbe, dont moi, s'empresseraient d'y faire fleurir leurs plumes. Une vraie petite aventure humaine, faite de pseudonymes et d'encre virtuelle.


Au terme de ces 3 années d'études, j'obtins ma Licence d'arts-plastiques. Souhaitant changer de cursus, j'ai aussi changé de ville, pour venir à Lyon. Je me suis réorienté vers le cinéma. Une première année chaotique à bien des égards. Je voulais directement aller en master, mais je dû repasser une 3ème année de licence pour rattraper un peu de mon retard sur cette formation. Niveau logement, le bordel, mais moi et mon meilleur ami avons réussi à nous dégoter un tout petit studio étudiant prévu pour la collocation. Une collocation intense : une seule pièce, donc les 2 lits côte à côte. Heureusement qu'on s'aimaient bien!
Je voyais toujours autant Suzanne, les week-end, mais alors que j'arrivais à Lyon, elle partait à Nîmes, pour ses études. On passait nos grandes vacances ensemble, ça rattrapait le temps qu'on ne se voyait pas le reste de l'année, pendant parfois 2 ou 3 semaines. Depuis le temps qu'on avait pris l'habitude qu'elle vienne chez mes parents le week-end, elle avait très bien sympathisé avec toute ma famille. Et je l'aimais comme un fou. Je ne lui montrais peut-être pas assez... Quoiqu'il en soit, pendant que je découvrais ma nouvelle faculté, elle découvrait le sienne. Et à partir de là, quelque chose à vraiment changé.
Ce n'est pas que des problèmes n'étaient pas survenus avant, on les réglait, ou on passait outre, on savait être intelligents, mais elle se rendit compte à quelle point sa nouvelle faculté était nulle, qu'elle est y perdait son temps. Et alors qu'elle réfléchissait sur sa vie, comme une révélation soudaine, des changements devaient s'opérer pour qu'elle puisse se sortir de là, faire ce qu'elle voulait vraiment faire, avec pour objectif de gravir le plus de marche possible vers la Réussite. Et il y avait moi.
Au final je suis quelqu'un de simple. J'ai des aspirations, évidemment, mais j'aime aussi ne rien glander, m'amuser, regarder des choses futiles mais drôle sur Internet, jouer à des jeux-vidéo... Mais il devenait de plus en plus évident, et même ostentatoire, que je devenais un problème : il était hors de question de se divertir comme le commun des mortels, la seule chose à faire est de tout mettre en œuvre, à présent, pour réussir dans la vie! Je devais changer beaucoup de choses dans ma vie et ma façon d'être. Je devais bien sûr rester moi, mais d'une autre façon. Devenir un autre homme. Non, plus précisément, et pour utiliser ses mots : "arrêter d'être un gamin pourri gâté". Est-ce que je vous avais dit d'ailleurs qu'elle se vantait de ne pas avoir vraiment de famille, à part son frère, et que ça lui avait permis de savoir se débrouiller très tôt toute seule? Moi je n'avais pas eu de chance : j'avais un père et une mère, vous pensez bien...


J'avais réussi mon année universitaire, la rentrée se faisait proche, et j'étais de plus en plus démuni avec Suzanne, qui m'en demandait toujours plus. Pendant presque 3 mois interminables, on ne s'embrassait plus vraiment, on se touchait difficilement, et on ne faisait plus l'amour. Quel meilleur moment que celui où je vomis mes tripes à l'occasion d'une indigestion pour me dire qu'elle ne m'aime plus? Elle ne m'aime plus mais attention : elle veut que je la fasse retomber amoureuse de moi. Si tu ne m'aimes pas tel que je suis, je ne le pourrais tout simplement pas, ça me semble logique, mais ça elle ne le comprenait pas : si je l'aimais vraiment je devrais avoir la force de tout faire pour la garder. Non, la force j'en avais plus, d'autant plus qu'elle même ne faisait aucun effort pour me comprendre ; elle avait raison, toujours raison. Et quand j'avais raison, j'étais un gamin, donc j'avais tort.
On a rompu début septembre 2014, après 4 ans. Je savais que c'était la meilleure chose à faire. C'était évident : je ne pouvais rien faire de mieux que d'être moi, et elle ne pouvait plus l'accepter. Mais j'étais quand même déchiré. Quatre années, c'est long, et il y a tant de bons moments que je chéris encore... Elle s'est trouvé un autre homme à peine 2 semaines après. Ça a été le coup fatal. Je ne valais donc rien à ce point? Notre histoire n'était tellement rien qu'elle puisse déjà la laisser de côté pour quelqu'un d'autre? Ce qu'on a vécu était donc décevant au point de dire au et fort sur ton réseau social que tu vois l'avenir libre et magnifique, libérée de ton passé?... En si peu de temps?...
Cela faisait pas mal de temps que je n'écrivais presque plus, je crois que, entre ma collocation et mes histoires sentimentales, je ne trouvais ni le moment ni la force d'écrire quelque chose qui pouvait me plaire, et que je pouvais partager. Je suis revenu à la charge à peu près à ce moment-là, en apprenant une nouvelle fois que j'aimais ça, écrire des poèmes. Après ces quelques temps d'absence, et la fermeture d'Outre Rêve, je me suis rendu compte que j'aimais vraiment cette ambiance de partage, de débat, d'écriture. Oh certes, je fais parti des timides qui se montrent peu, mais c'en est pas moins sincère.


Depuis mes débuts sur Outre Rêve jusqu'au Comptoir des Lettres, j'ai rencontré d'autres gens formidables : Bip..., Bleuterre, Bosman, Facettes, Labuse, Laurenced, Little Flower, Lolaaaa, Norah., Ombresque (ou Inki, ou Pendatce, ce con à tellement de noms...), Tanagra, et d'autres que j'oublie forcément, et globalement toute la communauté. Non c'est vrai, je ne les connais que très peu, pour la plupart seulement grâce à leurs textes et à leurs commentaires, mais je vous aime. Et qu'est-ce que j'apprends? Comment? Ai-je bien lu? Oui, le Comptoir va fermer... Une nouvelle page va se tourner. J'ai comme l'impression que le destin me demande de faire peau neuve. En peu de temps je perds beaucoup. Et je dois ajouter mon grand-père à la liste...
Ce n'est pas bien drôle, mais cela ne doit pas m'arrêter. Ça ne doit arrêter personne! Il faut faire un deuil. Et il faut savoir faire abstraction du passé, c'est sûr, mais il ne faut pas l'oublier, jamais. Il y a trop de bonnes choses. Mais il faut aussi continuer à avancer, sinon on ne devient plus rien et tout ceci aura été vain.


Je vous raconterais bien la suite de l'histoire, mais je ne la connais pas encore. Peut-être que pour certains ce sera la fin, pour d'autres elle ne fait que commencer. A vous de voir maintenant si ça vous dit qu'on la poursuive ensemble...

lundi 12 janvier 2015

Quelques Haïkus (6)

Un Réveil

Au levé de l'aube
L'ode d'un nouveau Soleil
Les mots se réveillent




Conquistadors

Un coin de cambrousse
L'insouciance d'un dragon
Des enfants grandissent




Petite Évasion

De plus en plus vite
Ordonnés dans un tumulte
Du calme et regarde




 Un Écho

Des mots et des cents
Des pas foulant de vieux sols
L'oubli se raconte




Un Morceau de verre

A peine perdu
On cherche à nouveau l'amour
Dans nos souvenirs
 

mercredi 7 janvier 2015

Tour d'enfer

Un tour d'enfer
Retour du sort
En fer, en or
Un goût de terre

En chute libre
A cours d'effort
Moi je m'endors
Devant mon livre

La nuit je vole
Loin du trafic
Lueur cosmique
Cloué au sol

Ce tour d'enfer
En fer, en or
Reluit d'abord
Sans la misère

jeudi 1 janvier 2015

Elle

Tristesse et désespoir
Quoi, un peu de noir
Je suis sur le billot
Dépouillé de mon haut

Je m'accuse d'un crime
Je suis mon assassin
Voyez dans quel abîme
Plonge l’inopportun


Dans un passé omniprésent
De l'ombre de ma solitude
Juste une image d'un instant
Je me tue de ma désuétude


Déjà si loin de moi
Je reste trop près d'elle
Pourtant quand je la vois
Je suis immatériel

Je m'accrochais à l'aube
D'une histoire qu'on effleure
Mais les pages s'érodent
Elle a un autre auteur


Pauline est toujours vivante
Dans les méandres de mon âme
Elle soutient sa course enivrante
Je poursuis un hologramme

Mais Pauline, d'où tu es
Je suis parfois un mort-vivant
Dont les pas suivent les regrets
En colère et lentement